W Lapierre

Résumé

W Lapierre Les finances opportunistes (1893)

Notre pays a soif de la vraie liberté, de celle de 89, fondée sur l'égalité et la démocratie.
« Sans la démocratie, disait il y a quelque trente ans un des cinq au Corps législatif de l'Empire, la liberté n'est qu'un privilège pour quelques uns; sans la liberté, la démocratie n'est qu'une oppression pour tous. »
Une république, couronnée ou non, n'effraie plus personne, pourvu qu'elle soit honnête et franchement libérale.
L'opportunisme, c'est l'ennemi, c'est la ruine.
Source : Gallica

W Lapierre Les finances opportunistes (1893)

La France est coupée en deux : d'un côté, les opportunistes, nos seigneurs et maîtres; de l'autre, des gens traités en parias.
L'opportunisme, c'est la négation absolue des droits démocratiques, pour la conquête desquels nos pères ont combattu pendant des siècles ; c'est l'ennemi le plus redoutable du peuple : il s'en est habilement servi — en frappant sur le dos de l'Empire et du Cléricalisme — pour mieux perpétrer ses méfaits par la ruse, le mensonge et la calomnie, ses armes favorites.
Source : Gallica

W Lapierre Les finances opportunistes (1893)

Une fois qu'un emprunt est consolidé, c'est-à-dire devenu non exigible, on est tranquille sur le capital et l'on peut recommencer. Rien n'est plus simple ; de sorte que, les minorités n'ayant pas voix au chapitre dans le contrôle de nos finances — contrôle si soigneusement exercé sous l'Empire — il faut forcément être de la « maison » pour savoir au juste quels sont les engagements de' l'Etat envers la dette flottante.
En matière d'emprunts, la république parlementaire brûle les étapes. Ainsi, de la Restauration à la fin de l'Empire, en 55 ans, on a emprunté 6 milliards 700 millions
Source : Gallica

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