Résumé

J. Édouard Horn Le bilan de l'Empire (Cinquième édition… (1869)

Désormais ce n'est plus le budget général qui par une allocation annuelle alimente la Caisse d'amortissement : elle a son budget spécial. Ce budget pourvoit à quantité d'obligations diverses, une seule exceptée : celle de rembourser les emprunts contractés par l'Etat. Ou est-ce un « amortissement » sérieux que celui qui, tout au plus, rachètera annuellement pour 20 millions de titres sur une dette qui largement dépasse les 10 milliards, et sous un régime qui, en moyenne, emprunte plus de 200 millions par an?
Source : Gallica

J. Édouard Horn Le bilan de l'Empire (Cinquième édition… (1869)

Les frais de régie, de perception, et en général toutes les dépenses administratives et financières devraient suivre une marche constamment descendante, comme diminuent, sous l'influence des mêmes faits, les frais généraux de toutes les grandes exploitations. L'État, en France, augmente les siens et toujours les augmente! C'est qu'il accroît constamment l'armée des employés et en même temps surélève le traitement des chefs. Les ministres, par exemple, payés 40,000 francs, il y a vingt ans, touchent aujourd'hui au minimum (et sans le cumul) cent mille francs de traitement annuel.
Source : Gallica

J. Édouard Horn Le bilan de l'Empire (Cinquième édition… (1869)

L'emploi donné aux sommes encaissées par les percepteurs de l'Etat ne nous occupe pas dans ce moment ; tantôt nous y arriverons. C'est le montant des charges que nous établissons ; or, les 271 millions du « budget des dépenses sur ressources spéciales » sont pris sur le revenu des citoyens, et par conséquent constituent une très-effective charge budgétaire. Elle est plus forte même que ne la dit le budget général ; elle s'accroît de toutes les exigences particulières des départements et des communes.
Source : Gallica

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