Résumé

Budget de 1886. Avis aux électeurs (1886)

De même l'État peut, sans risques, demander à l'emprunt, au lieu de le demander à l'impôt, l'argent nécessaire pour accroître les sources de la richesse publique, attendu que le gage des emprunts contractés est immédiatement créé avec le produit desdits emprunts.
Rien de plus vrai que ce raisonnement.
Seulement, il faut savoir distinguer entre les dépenses productives et les dépenses improductives. Les 600 millions que nous-dépensons actuellement en plus des 3 milliards du budget ordinaire constituent-ils des dépenses réellement productives?
Source : Gallica

Budget de 1886. Avis aux électeurs (1886)

Aujourd'hui, on dépenses 3 milliards 600 millions, sans amortissement, puisque les dettes qu'on rembourse d'un côté sont plus que compensées par les emprunts qu'on fait de l'autre. On a donc augmenté les dépenses depuis 1875 de un milliard trente millions, soit une progression de cent trois millions par an et cela, en pleine paix, sans guerre européenne, sans graves complications au dehors.
Il est temps de s'arrêter, car le crédit d'une nation, pas plus que celui d'un particulier, ne peut résister à des emprunts continuels.
Source : Gallica

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