Résumé

Portrait de Léon Say Léon Say La comptabilité des finances publiques… (1869)

Celui qui veut connaître la situation des impôts et des dépenses n'a qu'à s'occuper du compte courant du personnage qu'on appelle le Budget. Les recouvrements de fonds du Trésor, les avances et les émissions de bons nécessaires pour faire face aux paiements; tout cela est en dehors; c'est l'affaire de la maison de banque, dont les budgets sont les clients et qu'on appelle le Trésor. On peut s'isoler pour ainsi dire dans l'étude de la vie d'un homme et voir ce que cet homme, qu est l'État, c'est-à-dire nous-mêmes, a fait de ses re venus pendant une année qu'il les a eus à sa disposition.
Source : Gallica

Portrait de Léon Say Léon Say La comptabilité des finances publiques… (1869)

Les deux budgets vivent côte à côte comme un rentier retiré des affaires à côté d'un banquier que le mouvement entraîne. Le premier regarde à ce qui sort de sa poche; et il considère toute dépense comme un malheur ou du moins comme un inconvénient. Le second s'inquiète au contraire de voir que son argent ne travaille point assez, et il considère les occasions de dépenses comme des occasions d'augmenter sa fortune, comme le point de départ d'une ère de prospérité.
Source : Gallica

Portrait de Léon Say Léon Say La comptabilité des finances publiques… (1869)

La comptabilité, qui a toujours l'oeil ouvert pour empêcher qu'on ne grossisse le compte des dépenses, a soutenu que ce n'était point là une dépense : que
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c'était une avance, et une avance qui ne devait pas être mise à la charge du Budget. C'est comme un placement du Trésor. Le Trésor avait de l'argent, il a placé son argent en billets du gouvernement grec. Cela peut arriver à tout le monde. On prend le billet d'un de ses amis et on lui en compte l'argent, ce n'est pas une dépense; on n'a plus l'argent, mais on a le billet, et si le billet vaut l'argent, il n'y a rien de perdu.
Source : Gallica

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