G. Du Petit-Thouars

Résumé

G. Du Petit-Thouars Nos Finances, notes et extraits… (1883)

La première de nos industries nationales, l'agriculture, met une ardeur extrême à réclamer un dégrèvement auquel il faut absolument, et pour longtemps peut-être, qu'elle ait le courage de renoncer, c'est le dégrèvement foncier. Il peut sembler habile aux courtisans de la démocratie de promettre des dégrèvements impossibles. Exposer la vérité sans déguisement est la seule politique honnête, et cette vérité est que les dégrèvements ne sauraient plus être à l'ordre du jour. L'état de nos finances ne permet pas de priver le Trésor des ressources que le dégrèvement foncier lui ferait perdre.
Source : Gallica

G. Du Petit-Thouars Nos Finances, notes et extraits… (1883)

Au point de vue financier, il y a un péril grave dans le développement du socialisme d'État; il y en a un bien plus redoutable au point de vue social. A décourager ainsi l'esprit d'entreprise, on risque d'émousser la virilité des citoyens, de tuer en son germe le principal élément de force des sociétés, l'énergie individuelle, et de compromettre non pas seulement la situation des finances, mais, ce qui est plus grave, l'avenir même de la patrie.
Source : Gallica

G. Du Petit-Thouars Nos Finances, notes et extraits… (1883)

Si l'avenir est incertain et menaçant, n'est-ce pas une nécessité patriotique que de préserver de toute atteinte le crédit de la France ? Or, peut-il être à l'abri des secousses avec des finances aussi engagées, avec un passif aussi lourd?
Qui dit: amortissement, dit: pas de dégrèvement. L'amortissement exclut le dégrèvement. Le maintien de tous les impôts actuels est la condition sine quâ non de la réduction de la dette. On n'amortit qu'avec des excédents de recettes; dégrever c'est tarir les excédents dans leur source.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature