Résumé

Lettre à M. Émile de Girardin, député de la Creuse… (1847)

Si le budget d'un exercice présente un excédant de recettes , ne peut-il pas, à l'époque de son règlement, avec les crédits supplémentaires obligés, et suivant les circonstances non prévues, être complètement changé?
Si, au contraire, il présente un excédant de dépenses , ne peut-il pas être modifié par une augmentation de recettes ou par une diminution de dépenses?
En finances, jamais l'évaluation des recettes ne doit être exagérée. Au contraire, il faut que la réalité dépasse la prévision , tandis que, pour les dépenses, la prévision doit dépasser la réalité.
Source : Gallica

Lettre à M. Émile de Girardin, député de la Creuse… (1847)

Croyez-vous, Monsieur, qu'un gouvernement puisse conserver longtemps cette autorité morale qui seule fait sa force et son crédit, poursuivi comme il l'est par des rivalités inquiètes et remuantes qui ferment les yeux sur les résultats sérieux d'un politique pratique pour se livrer à des récriminations aussi puériles qu'injustes? La déconsidération des pouvoirs publics afflige et décourage les âmes honnêtes et exalte les passions mauvaises.
Source : Gallica

Lettre à M. Émile de Girardin, député de la Creuse… (1847)

Il reste trois milliards de travaux à faire : à qui donc faut-il les emprunter? Vous voulez que nos ministres et nos financiers cessent de décrier nos finances et d'affaiblir notre crédit, en accusant des déficits qui n'existent que dans leur imagination. Très-bien ! Mais sont-ce les ministres qui s'effraient? sont-ce les financiers qui s'émeuvent? —Non, vous le savez fort bien !
Vous voulez que le mot équilibre n'ait plus un sens arbitraire, mais une signification précise.
Le gouvernement présenteles lois de financés, les Chambres les votent et les contrôlent.
Source : Gallica

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