Résumé

Les finances du second Empire par Amédée Edmond-Blanc (1880)

Demander aux produits qu'ils peuvent fournir d'atténuer par avance et de réduire cette dette, n'était-ce pas naturel et conforme aux principes? On n'amortit réellement, dira-t-on, qu'à l'aide d'excédents budgétaires ; tout système qui ne repose pas uniquement sur des excédents est défectueux : autrement c'est s'exposer, comme l'avaient fait la Restauration et aussi le gouvernement de Juillet, à emprunter d'un côté pour amortir de l'autre, à racheter de la rente à un taux plus élevé que celui auquel on vient d'en émettre.
Source : Gallica

Les finances du second Empire par Amédée Edmond-Blanc (1880)

On s'est demandé souvent lequel est le plus apte à gérer les finances d'un grand Etat d'un administrateur ou d'un financier de profession, de celui qui connaît à fond tous les rouages des divers services publics, ou de celui qui, dans la pratique des grandes affaires industrielles et commerciales, a été à même de recueillir des idées nouvelles, dont il peut faire une heureuse application dans l'administration publique. Nos grands ministres des finances, dans le passé, s'appellent le duc de Gaëte, le comte Mollien, le baron Louis, le comte de Villèle.
Source : Gallica

Les finances du second Empire par Amédée Edmond-Blanc (1880)

Certes un ministre des finances ne doit pas rester étranger au grand mouvement industriel ; mais il ne saurait agir avec les contribuables comme avec de simples clients ; il est tenu, vis-à-vis des intérêts particuliers, à des égards ignorés du commerce; car il ne lui est pas permis d'oublier que c'est la masse de ces intérêts qui constitue l'intérêt général, celui que l'Etat a pour mission de protéger et de sauvegarder.
Source : Gallica

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