Résumé

Gaston de Lévis Considérations sur la situation financière de la France… (1824)

Prenons-y garde : décider que l'on doit attendre l'exinction totale de la dette avant de se servir des fonds exubérans de l'amortissement, c'est prononcer un ajournement sans espoir et sans terme. Et en effet, depuis qu'il y a des dettes publiques, on ne saurait citer l'exemple d'une seule nation qui soit parvenue à se libérer entièrement, même par une banqueroute. Les guerres étrangères et les troubles intérieurs reviennent périodiquement affliger l'espèce humaine
Source : Gallica

Gaston de Lévis Considérations sur la situation financière de la France… (1824)

Ainsi, il est incontestable qu'un propriétaire qui consentirait à grever sa fortune d'une augmentation de capital pour obtenir une réduction d'intérêt, se conduirait en mauvais père de famille, parce que, dans un pays comme la France, où indépendamment de la volonté mobile des possesseurs, les partages égaux rendent les ventes d'immeubles fréquentes et presque inévitables, l'obligation hypothécaire, devenue exigible , ferait payer avec usure la jouissance momentanée de moindres intérêts.
Source : Gallica

Gaston de Lévis Considérations sur la situation financière de la France… (1824)

Ce n'est pas dans une augmentation des contributions, déjà excessives, qu'il faut chercher ce qui nous manque. Loin de là, plusieurs impôts doivent être diminués, et il serait facile de démontrer que la France ne saurait atteindre le degré de prospérité que la richesse de son sol et l'industrie de ses habitans lui donnent le droit d'espérer, si l'on ne réduit pas d'une somme d'au moins 50 millions celles des charges publiques qui attaquent la reproduction, et celles qui, comme le sel et la loterie , pèsent plus particulièrement sur les classes inférieures.
Source : Gallica

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