Résumé

M.-P. Pelegrin Du Projet de réduction des rentes françaises… (1824)

Voyons maintenant si la loi politique, en vertu de laquelle existe le contrat des rentes entre le Gouvernement et les particuliers, donne au premier sur les autres, un droit rigoureux , injuste , captieux, subordonné aux caprices du jour ; à un droit spoliateur qui brise violemment l'accord fait solennellement entr'eux, et viole , au profit d'un seul des contractans, une condition fondamentale , constituante, exclusive, sans laquelle l'autre n'aurait pas consenti un acte onéreux dont les avantages ou les inconvéniens ne seraient pas réciproques et balancés.
Source : Gallica

M.-P. Pelegrin Du Projet de réduction des rentes françaises… (1824)

On a représenté que pour produire une diminution dans le budget de dépenses, et dégrever les contribuables, sans attenter à la prospérité des rentiers, il était plus simple de supprimer partie ou totalité des rentes et delà dotation de la Caisse d'amortissement. « Non, dit le journal officiel; la « Caisse d'amortissement a été instituée dans l'intérêt des « rentiers eux-mêmes, pour soutenir leur gage; et ce serait « un préjudice, une déception, que de les en priver. »
Source : Gallica

M.-P. Pelegrin Du Projet de réduction des rentes françaises… (1824)

Et enfin, cette foule de rentiers à qui leur position, leur âge ou leurs infirmités ne permettent pas de prendre leur remboursement (1) et qui, ayant vécu de leurs rentes et avec leurs rentes, n'ont pas prévu d'autres ressources jusqu'à leur mort !
L'équité, la raison, l'humanité se réunissent donc pour repousser une mesure que la nation désavouera, puisque la nécessité ne l'excuse pas, et qu'il est avéré que nos finances sont dans l'état le plus prospère.
Source : Gallica

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