Benjamin Constant,
Œuvres politiques
“ C’est à tort qu’il croit se faire un parti, en accordant l’impunité à ceux auxquels il refuse la justice. Ces hommes s’irritent de ce qu’il les force à devoir au crime ce que les lois leur avaient promis. Souffrir l’illégalité, tolérer l’arbitraire, n’assure pas même la reconnaissance de qui profite de cette faiblesse. Le gouvernement réunit ainsi contre lui toutes les haines : celle du coupable qu’il abandonne à un châtiment illégitime : celle de l’innocent, qu’il rend coupable. Il perd le mérite de la sévérité sans en éviter l’odieux. ”
