Jean-Baptiste Richard

Résumé

Jean-Baptiste Richard Enrichissement de la langue française… (1842)

Mais un prince qui veut étendre sa puissance, imposer son omnivolonté, comprimer l'opinion publique et nababiser la patrie par l'armée, et-il moralement fort, exerce-t-il un droit dérivant d'une moralité? Non, il n'a que la force du crime, il n'exerce qu'un droit de cruauté et de tyrannie, et ne peut avoir pour fin qu'une réprobation sociale écrasante et pulvérisante.
Un prince qui ne veut rien par l'action du peuple doit tout faire pour le peuple; autrement ce peuple use de son droit et arrache par sa propre force ce que les injustices de son prince ou de son gouvernement lui refusent.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Richard Enrichissement de la langue française… (1842)

Un peuple qui a le sentiment de lui-même, de sa souveraineté, ne le peut; parce qu'où il y a prolétariat pour les masses, il y a pour elles privation du sol; parce qu'où il y a privation d'égalité politique, subjugation, il n'y a plus de patrie pour les subjugués : car si un peuple appartient à des maîtres sous telle dénomination que ce soit, s'il est forcé d'obéir à ces maîtres, s'il ne peut être impulsé que par eux, il n'est plus à la patrie, n'obéit plus à la patrie et n'est plus impulsé par la patrie.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Richard Enrichissement de la langue française… (1842)

Toute la base d'indépendance et de liberté d'action d'une nation est dans un communalisme libertisé. Plus il est large, plus il a d'action principale, plus alors il est libertifiant; car un système communal qui laisse aux administrés leur propre administration, est le berceau de la liberté publique, comme la centralisation administrative est le berceau du despotisme gouvernemental, comme la centralisation commerciale est la tyrannie, la destruction du commerce et de l'industrie.
Source : Gallica

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