Résumé

Portrait de Jean Elie Gautier Jean Elie Gautier De l'Ordre, des causes qui le troublent et des moyens de le rétablir (1851)

Cette révolution était inévitable.
Dans tout pays où le pouvoir commande au nom de la foi religieuse, et où l'intolérance ne règne pas en fait ainsi qu'en droit, le gouvernement n'est pas conséquent à son principe. Il faut donc tôt ou tard ou que le principe soit abandonné, ou que le gouvernement périsse. Pour que le dogme eût pu continuer d'être la source de l'autorité, il eût fallu que la foi demeurât un devoir social.
Mais, comme les convictions de l'homme ne sont pas soumises à l'empire de sa volonté, croire ne peut être un devoir. C'est pour cela que l'intolérance est injuste.
Source : Gallica

Portrait de Jean Elie Gautier Jean Elie Gautier De l'Ordre, des causes qui le troublent et des moyens de le rétablir (1851)

L'ordre est la loi de toute la nature, et l'instinct de tous les êtres animés. A plus forte raison, l'ordre est-il la seule atmosphère où puisse vivre, se développer et mûrir tout ce qui est le fruit de l'intelligence. Sans lui, point de justice, d'autorité, de liberté, de progrès, et par conséquent de bien-être moral ; sans lui, point de sécurité, de travail, de commerce, de crédit, et par conséquent de bien-être matériel.
L'ordre est donc la suprême exigence de l'utilité commune ; toutes les autres ne viennent qu'après elle
Source : Gallica

Portrait de Jean Elie Gautier Jean Elie Gautier De l'Ordre, des causes qui le troublent et des moyens de le rétablir (1851)

DE LA SOUVERAINETE.
Ce qu'il y a de plus propre à égarer la raison, ce ne sont pas tant les faux principes, que les conséquences fausses que l'on tire d'un principe vrai.
De ce qu'un droit est primitif et primordial, de ce qu'aucun autre droit ne le précède ni ne l'égale, de ce que tous les autres droits ne peuvent découler que de lui seul, il n'en résulte pas qu'il soit sans limites.
L'absolu n'est pas de ce monde, pas plus que l'éternité qui en est l'inséparable attribut. Seule ici-bas la morale est absolue, parce qu'elle est éternelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature