Résumé

L. de Zeller Réflexions sur le meilleur gouvernement… (1824)

QUANT AU GOUVERNEMENT DÉMOCRATIQUE, ses dangers inévitables sont les troubles, les guerres intestines, qui l'énervent et le détruisent.
Le règne de la démocratie n'est presque que le règne de la guerre civile, de cette reine sanguinaire qui gouverne par l'injustice et le crime, s'attache à persécuter les personnages les plus éminents , les plus hommes de bien, à les châtier de leurs vertus, et à les dépouiller de leurs richesses pour en doter ses satellites ; qui verse son venin dans toutes les âmes, excite les factions à la vengeance, arme les frères entre eux, le fils contre le père
Source : Gallica

L. de Zeller Réflexions sur le meilleur gouvernement… (1824)

En quittant la classe éclairée de la nation pour parcourir les autres classes, l'on trouvera que l'opinion sage fait peu de bruit, a peu d'écho; tandis que l'opinion des hommes passionnés fait fracas, entraîne tout après elle.
Ainsi, que l'on se renferme dans la première classe de la société, ou qu'on les embrasse toutes, il est toujours vrai de dire que l'avis du plus grand nombre n'est pas le meilleur, que l'opinion de la majorité nationale ne doit point faire loi, ne doit point dominer, entraîner le gouvernement.
Source : Gallica

L. de Zeller Réflexions sur le meilleur gouvernement… (1824)

Mais à l'égard des nations telles que celles d'Asie, où les peuples, par leur mollesse, leur amour du repos, leur insouciance de la liberté, ne ressemblent point à ceux dont nous venons de parler, ne sentent point le joug qui pèse sur eux, ou du moins préfèrent ce joug aux soins et à la fatigue de prendre part dans les affaires du pays, le gouvernement despotique, tout imparfait qu'il est, se trouve à leur niveau, il ne fait pas leur tourment; il n'est frappé d'illégitimité que par sa tendance à dégrader les peuples qu'il régit.
Source : Gallica

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