Résumé

Émile Dehais Du Gouvernement de la France, précédé d'une lettre à M. Guizot sur la démocratie… (1851)

On aurait donc la forme au-dessus du fond ; la république au-dessus de la liberté, ce qui est un non-sens, puisque la république n'est que la meilleure organisation politique de la liberté même.
Certes non, la république, en droit, n'est pas au-dessus du suffrage universel, puisqu'elle ne vit que de par lui. Ce qui est au-dessus du suffrage universel, ce n'est pas la république, qui est une forme, c'est la souveraineté nationale, qui est un droit, qui est le grand principe de la liberté dans sa plus vraie, sa plus haute acception.
Source : Gallica

Émile Dehais Du Gouvernement de la France, précédé d'une lettre à M. Guizot sur la démocratie… (1851)

La démocratie, pas plus que tout autre principe de gouvernement, ne peut espérer n'avoir pas d'opposants. Vous êtes, monsieur, l'un des hommes qui devez lui faire sentir plus vivement cette vérité. Mais sa légitime prétention, c'est de n'avoir contre elle que des coalitions de minorités, qui s'affaibliront tous les jours. C'est de n'avoir qu'à se prouver possible, de n'avoir qu'à vivre pour être trouvée ce qu'elle est : la plus juste de toutes les formes de gouvernement, et aussi la plus sûre.
Source : Gallica

Émile Dehais Du Gouvernement de la France, précédé d'une lettre à M. Guizot sur la démocratie… (1851)

Il n'y a donc pas une institution d'assistance, de secours, de crédit vraiment public, d'instruction paternelle, d'organisation utile aux petits, enfin, qui ne soit un coup porté à la démagogie. Et ces coups, qui pourra le mieux les lui porter, les multiplier, l'en accabler ? Qui, si ce n'est la démocratie, parce que cela est de son essence même ?
La démocratie, en effet, c'est la nation tout entière, se gouvernant elle-même ; c'est la nation tout entière, appelée à veiller de près sur les intérêts de toute nature.
Source : Gallica

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