Résumé

Pierre Mancel Observations sur le gouvernement représentatif… (1857)

Vivront-elles en paix ou en guerre? Quel sera le mode d'élection le plus propre à rendre manifeste la volonté de la majorité des citoyens actifs? Cette volonté du peuple exercera-t-elle une puissance sans bornes? Une constitution est-elle un contrat entre les gouvernants et les gouvernés, ou bien est-elle une convention entre les hommes eux-mêmes, selon le droit personnel et souverain de chacun? Comment et par qui seront exercées les fonctions de la souveraineté? Sur tous les points qui
concernent un sujet si étendu, il ne se rencontre qu'incertitude, contradiction et divergence d'opinions.
Source : Gallica

Pierre Mancel Observations sur le gouvernement représentatif… (1857)

Désigne-t-elle les représentants ou les représentés ? Aux termes de la constitution, le gouvernement possède seul le droit de réprimer les injustices commises par ses agents; aucune classe de citoyens ne peut s'attribuer une autorité quelconque, la nation délègue simplement les pouvoirs publics et n'a point d'action directe sur les affaires de l'État; le peuple est le sujet de la loi rendue par les chambres ; mais cette même constitution lui a formellement réservé le droit d'avoir recours à l'insurrection pour résister à l'oppression dans cette occasion.
Source : Gallica

Pierre Mancel Observations sur le gouvernement représentatif… (1857)

Les abus de ce régime sont devenus de plus en plus frappants. Les finances de l'État sont dissipées par des dépenses toujours croissantes, les impôts s'élèvent en pleine paix au delà des besoins réels. Les journaux, et l'opposition elle-même, sont souvent, au grand détriment du bien public, une pure spéculation financière. Ce qui est plus triste encore, c'est que la corruption est un rouage du gouvernement, un artifice, une nécessité de la politique, un moyen adroit d'intrigues ministérielles.
Source : Gallica

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