Jean Félix Nourrisson

Résumé

Jean Félix Nourrisson La souveraineté nationale et la révolution (1872)

Il n'y a, pour les sociétés comme pour les individus, qu'une souveraineté, la souveraineté du droit. Au nom de la souveraineté du droit, un individu., parce qu'il est un être moral, demeure maître de lui et peut, à ses risques et périls, disposer de son sort. Au nom de la souveraineté du droit, une nation, tout un peuple, et non point une fraction de la nation, la plèbe ou même la populace; une nation, parce qu'elle est un être moral, demeure maîtresse d'elle-même et peut, à ses risques et périls, disposer de son sort.
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson La souveraineté nationale et la révolution (1872)

Le dix-huitième siècle, et la révolution française ne s'en est que trop ressentie, le dix-huitième siècle n'a su se garder ni de ces illusions ni de ces lourdes méprises. Il s'agissait de reconstituer la France, et l'on s'occupait de régénérer l'univers. Il s'agissait de remédier à des maux actuels, et l'on dissertait à perte de vue sur la valeur des constitutions. Il s'agissait de restaurer, en l'épurant, la vieille monarchie française, et l'on évoquait, comme un exemple à suivre, le souvenir des républiques d'Athènes ou de Rome.
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson La souveraineté nationale et la révolution (1872)

L'aristocratie n'est point, ou du moins, en France, ne peut plus être le patriciat de la naissance, le principat de la richesse, le règne d'une minorité privilégiée et usurpatrice. L'aristocratie, c'est le gouvernement déféré aux meilleurs; c'est le pouvoir exercé par les mains les plus dignes; c'est le régime qui, prenant tout citoyen à sa mesure, réalise le mieux cette maxime si justement aimée de la démocratie : « A chacun suivant sa capacité. » Séparez de la démocratie l'aristocratie, et la démocratie, viciée dans son essence, n'est plus qu'une multitude tour à tour maîtresse et
Source : Gallica

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