Résumé

A. C. L. La république tricolore est-elle possible… (1871)

La souveraineté du peuple est un pouvoir purement matériel. Ce n'est pas la conséquence d'un droit, mais seulement l'expression de la force dominante à chaque époque de la Société, qui fait modifier, selon les besoins du moment, la forme du gouvernement qu'il a choisi. Le peuple n'est donc pas souverain dans toute la force du terme. Sa souveraineté réside dans ses mandataires, qui gouvernent et font des lois d'après les conventions passées entre eux et le peuple. Une fois l'ordre établi, il ne peut y être fait aucun changement que par eux ou avec eux.
Source : Gallica

A. C. L. La république tricolore est-elle possible… (1871)

La légitimité ce n'est pas, comme s'efforcent de le faire croire bon nombre de personnages, le retour au pouvoir absolu, aux dîmes, aux privilèges. Non, ce n'est pas là ce qu'il faut entendre par légitimité. C'est simplement le principe du droit monarchique national, ne comportant pas l'absolu dans son application, mais admettant le principe de la souveraineté du peuple, principe de fait et non de droit, qu'il limite et modère en reconnaissait la transmission du pouvoir, comme dans la propriété, un père transmet son héritage à ses enfants.
Source : Gallica

A. C. L. La république tricolore est-elle possible… (1871)

En effet, après chacune de nos révolutions, n'a-t-on pas vu le peuple perdre sa souveraineté et le droit de changer la constitution nouvelle ? Les peines les plus sévères n'ont-elles pas été édictées contre tout individu qui provoquerait à la renverser ? On faisait de la génération présente une génération constituante, et des générations à venir des générations constituées. La génération de cette époque ne connaissait d'autre loi que sa volonté, tandis que les nations postérieures à la constitution étaient enchaînées à la forme de gouvernement qu'instituait la nation législative.
Source : Gallica

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