Étienne Malpertuy

Résumé

Étienne Malpertuy La vérité à tous les partis (1850)

Que la paix soit sûre entre toi et le gouvernement, et l'impôt tombe de moitié. Ta misère est dégrevée d'autant ; le crédit renaît. Le crédit est comme le soleil : il réchauffe aussi bien la montagne que le brin d'herbe. Si petit qu'on soit dans son pays, lorsque le crédit sue par tous les pores de la fortune publique, on en reçoit une goutte. Les mendiants eux-mêmes sont plus heureux dans un pays tranquille. Peuple ! une révolution t'a donné le suffrage universel, c'est-à-dire une part immense dans les affaires de ton pays.
Source : Gallica

Étienne Malpertuy La vérité à tous les partis (1850)

La démocratie, c'est-à-dire le gouvernement de la souveraineté du peuple, te donne mission de consolider l'édifice du pays, et non de le détruire. Si tu le consolides, tu finiras par t'y loger grandement, avantageusement ; si tu le détruis, toutes ses ruines te tomberont dessus, et t'écraseront, parce que tues forcé de rester dessous sans pouvoir te sauver. Comprends-le bien : la République fera ton bonheur ou ton malheur, selon que tu feras bien ou mal. Tu as devant toi le tentateur : c'est le socialisme.
Source : Gallica

Étienne Malpertuy La vérité à tous les partis (1850)

Si, par la pente même de ses tendances, il cherche à s'incliner vers le passé, il n'est plus qu'un parti de centenaires. Si, dans un espoir de parti et par habileté politique, il veut trop aller à la démocratie, il court grand risque de trouver le flot plus haut que la tête, et le flot l'engloutira. Les orléanistes aussi croient au principe d'une monarchie héréditaire, mais leur foi porte une tache insurrectionnelle. L'idole n'est plus d'un or pur, il s'y mêle de l'alliage révolutionnaire.
Source : Gallica

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