Étienne Malpertuy

Résumé

Étienne Malpertuy La France en 1850 (1850)

Qu'est-ce donc que le socialisme? Les peuples, comme les individus, ont leurs maladies : les maux de l'enfance, de l'âge mûr, de la vieillesse. La barbarie, les guerres, les révolutions, la démoralisation, la décrépitude, sont autant de maladies qui attaquent successivement les peuples. Elles arrivent juste à leurs heures. Toute société a dans ses entrailles le germe de sa fin : le temps le développe, les révolutions le mûrissent, Dieu le fauche. Chez un peuple jeune, le mal est dans l'exubérance de sa force physique. Sa vie est à une trop forte source
Source : Gallica

Étienne Malpertuy La France en 1850 (1850)

Il n'y a désormais qu'une simple réunion d'hommes appelée le peuple. Devant la loi, il n'existe plus ni titres, ni fortune, ni privilèges ; il n'y a plus qu'un citoyen, quel que soit le nom qu'il porte, quelque fortune qu'il ait ; un citoyen, c'est-à-dire la trente-trois millionième partie de ce tout nivelé par la loi, et qu'on nomme le peuple. Sous le point de vue de l'égalité, ce bienfait des révolutions peut avoir son avantage ; mais pour la physionomie d'une société, cette égalité complète, il faut l'avouer, n'est pas une très-heureuse invention.
Source : Gallica

Étienne Malpertuy La France en 1850 (1850)

C'est par cette foi d'un autre âge qu'elle s'éloigne des révolutions modernes ; c'est peut-être aussi par cette foi puissante qu'elle pourra chercher, un jour, à les pacifier, et qu'elle arrivera ensuite à les dominer.
En détruisant la noblesse, la révolution amena naturellement le règne de la bourgeoisie. La bourgeoisie n'avait pas les vices, mais aussi ne possédait pas les qualités de la noblesse : le sang de la bourgeoisie était à un degré de chaleur tempérée, forcé qu'il était de couler dans l'ombre de ses boutiques, au fond de ses comptoirs et de ses études.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature