Résumé

L'Empire et le socialisme (1872)

Sans doute les deux ordres d'idées semblent devoir être considérés comme inséparables chez les peuples aux destinées desquels préside une souveraineté de droit divin : l'on conçoit aisément, en revanche, que le Socialisme ne puisse pas être logiquement tenté de sortir de sa sphère dans un pays jouissant d'un gouvernement issu de la volonté nationale. Dans cette dernière hypothèse, le Socialisme reste ce qu'il est en principe.
Source : Gallica

L'Empire et le socialisme (1872)

Le poids en porte entièrement sur ceux qui vivent du superflu des riches, c'est-à-dire sur les travailleurs. Or, avant de réglementer le travail, il faut en nourrir la source. Aussi l'Empereur, dans l'intérêt des populations ouvrières beaucoup plus que dans l'intérêt de sa dynastie qui ne pouvait être sérieusement ébranlée que par des événements exceptionnels, tels que ceux que nous venons de traverser, veilla-t-il toujours avec la plus grande sollicitude à ce que les troubles de la rue ne vinssent jamais effrayer le capital dont la circulation était indispensable à ses desseins.
Source : Gallica

L'Empire et le socialisme (1872)

Sainement compris, le Socialisme n'est autre chose que l'application du grand principe de la fraternité humaine au développement de la fortune privée sans empiétement sur aucun autre terrain, pas plus sur celui de la religion que sur celui de la famille. La raison commande donc de ne point accueillir l'affirmation des hommes qui présentent le Socialisme comme un danger public.
Source : Gallica

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