Peine correctionnelle

Définition et enjeux

René Garraud Précis de droit criminel... (1909)

S'il s'agit, au contraire, d'un crime, la provocation a pour effet de substituera la peine criminelle une peine correctionnelle : le crime était-il puni de la peine de mort, des travaux forcés à perpétuité ou de la déportation ? il n'est punissable que d'un emprisonnement d'un an à cinq ans; était-il puni d'une autre peine criminelle, des travaux forcés à temps, de la réclusion, etc.? il n'est punissable que d'un emprisonnement de six mois à deux ans.
Source : Gallica

François Boeuf Résumé de répétitions écrites sur le droit pénal… (1879)

Troisième hypothèse : Récidive de peine correctionnelle à peine criminelle.— Une condamnation à une peine correctionnelle ayant été prononcée, soit pour un délit de policé correctionnelle, soit même pour un crime (à la suite d'excuses où de circonstances atténuantes) , si le condamné se rend ensuite coupable d'un fait entraînant une peine criminelle, il n'y a pas lieu à une aggravation légale de peine.
Source : Gallica

E. Cambon Des condamnations pénales envisagées dans leurs conséquences non prévues par le Code pénal… (1899)

Pour nous, nous croyons que c'est la peine prononcée qui doit être le critérium auquel on doit se référer pour savoir s'il y adélit ou contravention. Donc, dans le cas où la peine d'une infraction eût été une peine correctionnelle sans l'application des circonstances atténuantes, si par leur application cette peine n'est plus que de simple police, il n'y aura pas lieu d'appliquer au délinquant
les conséquences - déchéances ou incapacités -que lui aurait fait encourir une condamnation correctionnelle.
Source : Gallica

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