Peine criminelle

Définition et enjeux

René Garraud,  Précis de droit criminel... (1909)

“ S'il s'agit, au contraire, d'un crime, la provocation a pour effet de substituera la peine criminelle une peine correctionnelle : le crime était-il puni de la peine de mort, des travaux forcés à perpétuité ou de la déportation ? il n'est punissable que d'un emprisonnement d'un an à cinq ans; était-il puni d'une autre peine criminelle, des travaux forcés à temps, de la réclusion, etc.? il n'est punissable que d'un emprisonnement de six mois à deux ans. ”
Source : Gallica

François Boeuf,  Résumé de répétitions écrites sur le droit pénal… (1878)

“ Troisième hypothèse : Récidivé de peine correctionnelle à peine criminelle.—Une condamnation à une peine correctionnelle ayant été prononcée, soit pour un délit de police correctionnelle, soit même pour un crime (à la suite d'excuses ou de circonstances atténuantes) , si le condamné se rend ensuite coupable d'un fait entraînant une peine criminelle, il n'y a pas lieu à une aggravation légale de peine. ”
Source : Gallica

Émile Yvernès,  De la récidive et du régime pénitentiaire en Europe (1874)

“ Le condamné à une peine criminelle ou correctionnelle, qui commet un nouveau délit, subit la même aggravation, sans toutefois que la peine prononcée puisse dépasser le double de la peine légale. Le condamné à l'emprisonnement d'un an ou plus, qui commet un crime, doit toujours voir prononcer contre lui plus que le minimum de la peine. ”
Source : Gallica

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