Paul Cuche

Élements biographiques

Paul Cuche Cours de législation industrielle… (1921)

Ainsi la loi de 1898 a modifié profondément le système du Code civil. D'après ce dernier, une personne n'est obligée que dans les cas où elle a causé un dommage à autrui par sa faute.
La loi nouvelle part d'un point de vue tout différent; elle s'attache à l'idée de risque. C'est l'exercice du métier qui est la cause de l'accident; donc celui qui fait travailler le salarié, celui qui exploite le métier doit en supporter les conséquences. Pour bien marquer la différence, on a dit : la loi nouvelle ne tranche pas une question de responsabilité, mais une question d'attribution de risque.
Source : Gallica

Paul Cuche Traité de science et de législation pénitentiaires (1905)

On ne peut pas exiger qu'un entrepreneur travaille à perte; on doit même lui laisser une certaine latitude pour tirer de l'exécution de son contrat un profit qui l'encourage à continuer, tandis que l'Etat peut et doit parfois agir pour des fins désintéressées ; il peut sacrifier le rendement du travail pénal à son efficacité moralisatrice et préventive ; il n'y a là, au
fond, qu'une économie bien entendue, comme dans toute dépense ayant pour but la prévention de la criminalité, mais il est évident que l'Etat seul peut s'inspirer d'une pareille conception dans l'organisation du travail pénal.
Source : Gallica

Paul Cuche Traité de science et de législation pénitentiaires (1905)

Y a-t-il quelque entente à espérer entre ceux qui rattachent le droit de punir à l'idée de contrat social, ceux qui le considèrent comme délégué par Dieu à la société, ceux qui lui donnent comme base l'impératif catégorique de la loi morale ou la nécessité non moins métaphysique de la réaffirmation de l'idée de droit niée par le crime, ceux enfin qui justifient le droit de punir par sa seule utilité sociale ?
Source : Gallica

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