Alexandre Le Saulnier

Élements biographiques

Alexandre Le Saulnier,  Ouvriers des usines et des manufactures au point de vue juridique et économique… (1888)

“ Ce n'est pas dans un tel milieu que la doctrine du salaire en nature, pour soustraire l'ouvrier aux variations de la valeur d'échange de la monnaie, a chance de succès. Pour l'ouvrier français, le salaire en nature c'est le servage ; ce qu'il veut, c'est de l'argent, comme les avocats, les médecins, les fonctionnaires publics, et son patron lui-même, et en cela, il ne fait que se conformer à la règle du code civil (art. 1710) qui, comme nous l'avons vu, exige, pour le louage de services comme pour la vente, un prix en argent. ”
Source : Gallica

Alexandre Le Saulnier,  Ouvriers des usines et des manufactures au point de vue juridique et économique… (1888)

“ Une des formes les plus heureuses du salariat est le travail à la tâche.
Le travail au temps présente en effet plusieurs inconvénients. Que l'ouvrier soit habile ou maladroit, actif ou paresseux, honnête ou malhonnête, il gagne toujours le même salaire ; il faut que son habileté professionnelle soit bien reconnue, bien supérieure à celle de ses camarades pour que son travail soit plus payé que le leur ; il faut que sa réputation d'activité soit bien établie pour qu'il en puisse tirer profit : on le recherchera plus qu'un autre ouvrier, on le choiera davantage, mais le paiera-t-on plus cher ?
”
Source : Gallica

Alexandre Le Saulnier,  Ouvriers des usines et des manufactures au point de vue juridique et économique… (1888)

“ L'ouvrier voit son patron riche, honoré, heureux, alors qu'il peut à peine, lui, donner du pain à sa femme et à ses enfants. Bien plus, il se trouve tout à coup, par suite des chômages si fréquents et si soudains de la grande industrie, sans travail, sans ressources par conséquent, car il n'est pas prévoyant, et il est inhabile à toute autre besogne qu'à celle de l'usine. Il ne voit pas la cause de ces chômages, car il connaît peu les lois économiques, et il se figure que le patron a cédé à un simple caprice en le congédiant ”
Source : Gallica

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