Le compagnonnage désigne une forme de distinction où le bénéficiaire entre dans une organisation en tant que compagnon, souvent lié à une initiation ou une adhésion corporative. Ce concept a été analysé par plusieurs auteurs, tels que George Sand, qui le rattache à un mouvement collectif indépendant, ou Sophie Ulliac-Trémadeure, qui dénonce l’esprit de corps et l’injustice au sein de ces structures.
Augustin Corsin le présente comme un syndicat corporatif, tandis qu’Émile Souvestre le compare à une « franc-maçonnerie du prolétaire ». Ces interprétations mettent en lumière une transformation du compagnonnage, passant des rites secrets des corporations artisanales aux formes contemporaines de solidarité ouvrière, illustrant ainsi une continuité historique entre tradition et mutualisme.