Paul Féval

Résumé

Paul Féval Le Loup blanc

Fleur-des-Genêts s'élança, légère comme un oiseau. La vigne lui servit d'échelle.
L'instant d'après elle sautait au cou d'Alix.
—Où est-il? s'écria-t-elle.
Alix lui montra le lit, où Didier, revêtu de son uniforme était étendu...
—Comme je souffrais! dit-elle en essuyant une larme qui n'avait pas eu le temps de sécher et qui brillait au milieu de son sourire; je tremblais d'être arrivée trop tard. Merci, Alix... merci, ma bonne demoiselle. Il dort; il ne sait pas que sa vie est en danger.
—Et comment le sais-tu toi, Marie? demanda mademoiselle de
Vaunoy qui songeait à son père et avait peur.
Source : Gutenberg

Paul Féval Le Loup blanc

Jean Blanc descendit et regagna silencieusement la Fosse-aux-Loups.
Auprès du seuil de la loge, il vit briller un objet aux rayons du soleil. C'était la bourse du vieux seigneur.
Une larme vint dans les yeux de Jean Blanc.
—Dieu le conduise! murmura-t-il. Il est bon, il croit bien faire.
Il s'assit sur le seuil et demeura pensif.
—Pauvre petit monsieur Georges! dit-il après un long silence; seul, aux mains de ce Vaunoy qui ne croit pas en Dieu!
Il fit encore une pause, puis il ajouta:
—Ils m'appellent le mouton blanc... Je suis le mouton et cet homme est le loup: mauvaise bataille!
Source : Gutenberg

Paul Féval Le Loup blanc (1878)

Aux premiers mots du majordome, Vaunoy fut frappé comme d’un coup de massue. Didier vivait. Tout le reste était peine perdue.
— Comment ! misérables lâches ! s’écria Vaunoy en blasphémant, vous n’avez pas pu ! Je jure Dieu que ce coquin de Lapierre...
— Il est mort, interrompit Alain.
— Mort ? Mais ce démon de capitaine s’est donc éveillé ?
— Non. Mais son valet, que je n’avais pu reconnaître hier, était Jude Leker, l’ancien écuyer de Treml.
— Jude Leker ! répéta Vaunoy qui fit le même raisonnement que Lapierre et en demeura écrasé, mais alors Georges Treml sait tout... et il vit !
Source : Wikisource

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