Pierre Maël, La filleule de Du Guesclin (1914)
“ Cependant Jean de Pontorson prenait sa course sur le chemin de Trogof. Il avait un beau cheval alezan, à la crinière fauve; un beau cheval si rapide, qu'on eût dit qu'il avait des ailes. Il portait au côté la bonne épée de son père et sur lui la cotte d'armes d'Alain de Keranrais, bénite par le saint abbé de Redon. Mais sous la cotte battait un cœur plus ferme et plus résistant que l'acier, et l'épée avait, pour la tirer du fourreau, un bras qui ne tremblait point. Il allait donc, le jeune seigneur, plein de confiance en Dieu et en son droit, et le cheval fauve dévorait l'espace. ”
