Pierre Maël

Résumé

Pierre Maël La filleule de Du Guesclin (1914)

Cependant Jean de Pontorson prenait sa course sur le chemin de Trogof.
Il avait un beau cheval alezan, à la crinière fauve; un beau cheval si rapide, qu'on eût dit qu'il avait des ailes. Il portait au côté la bonne épée de son père et sur lui la cotte d'armes d'Alain de Keranrais, bénite par le saint abbé de Redon.
Mais sous la cotte battait un cœur plus ferme et plus résistant que l'acier, et l'épée avait, pour la tirer du fourreau, un bras qui ne tremblait point.
Il allait donc, le jeune seigneur, plein de confiance en Dieu et en son droit, et le cheval fauve dévorait l'espace.
Source : Gallica

Pierre Maël La filleule de Du Guesclin (1914)

Mais que me reste-t-il à faire moi-même dans la vie? Qui pourra désormais me rendre mon épouse chérie, ma bien-aimée Loïsaïk, que l'Anglais a lâchement meurtrie? »
Bertrand essaya de le calmer.
« Venez avec moi, beau filleul, lui dit-il doucement. Allons rendre visite à la noble dame de Keranrais et pleurer un moment avec elle. Après il y aura de la besogne encore pour vous et pour tous ceux qui ont du cœur; car dès demain nous attaquerons le
château de Pestivien, et nous le prendrons comme nous avons pris le château de Trogof. »
Source : Gallica

Pierre Maël La filleule de Du Guesclin (1914)

Qu'est-ce que la tendresse d'une pauvre fille obscure et ignorée pourrait apporter de joie à celui que la renommée salue déjà comme le champion des justes causes, et que la Bretagne est fière de compter parmi ses enfants! Certes, c'est peu de chose que l'amour de cette terre en regard de la gloire des hauts faits accomplis. Car la gloire vous attend, Bertrand, et le jour n'est pas loin où non seulement la Bretagne, mais la France, l'Angleterre, le monde entier, répèteront votre nom avec d'unanimes louanges.
Source : Gallica

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