Antonin Debidour

Résumé

Antonin Debidour Histoire de Duguesclin (1880)

La veuve de Clisson fit égorger toute une garnison française qu'elle avait surprise. Des deux côtés on se remit à tuer et à piller. Des bandes se formèrent qui, sous couleur de servir Blois ou Montfort, firent la guerre pour leur propre compte et rançonnèrent indistinctement amis et ennemis. C'est le temps où le Hollandais Croquart, les Anglais Robert Knolles et Hugh de Calverly, et tant d'autres aventuriers sans foi ni loi vinrent s'engraisser du sang de la Bretagne.
Source : Gallica

Antonin Debidour Histoire de Duguesclin (1880)

Les troupes de du Guesclin et de Charles de Blois avaient tenu ferme jusque-là. Mais prises en flanc, enveloppées par des forces supérieures, elles commencèrent à fléchir. Calverly, débouchant tout à coup avec des troupes fraîches sur les derrières de l'armée française, rendit la défaite irréparable. Le duc de Bretagne, ne voulant pas survivre à sa fortune, se fit tuer en combattant. Le comte de Longueville, qui cherchait la mort en la donnant de toutes parts, ne put la trouver. Les Anglais, qui le serraient de près, l'avaient reconnu.
Source : Gallica

Antonin Debidour Histoire de Duguesclin (1880)

Bertrand n'est plus en effet un simple chevalier servant sous les bannières des autres. Il est devenu luimême banneret, c'est-à-dire qu'il aie droit de mener ses hommes en bataille sous son propre étendard. Il a pris rang dans la haute féodalité, et il n'en est pas peu fier. Mais il n'est paspour cela devenu méprisant et hautain. Au contraire, plus il acquerra de titres, plus il s'élèvera dans la hiérarchie sociale, et plus éclatera aux yeux du peuple cette bonhomie généreuse et cordiale que du Guesclin, parfois si dur aux grands, témoigne instinctivement aux petits.
Source : Gallica

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