Résumé

Joseph Calmette Les dernières étapes du Moyen-Age français (1944)

Le patriotisme, grand ressort du redressement, est le fait du roi et du peuple ; il effleure à peine les nobles, et surtout la haute noblesse, qu'on voit passer avec une indifférence superbe de l'Anglais au Valois ou du Valois à l'Anglais au gré de ses convoitises ou de ses rancunes, et c'est bien la raison pour laquelle, à l'heure suprême, le roi et le peuple font pacte et se solidarisent, forces de l'avenir, en face d'une féodalité qui, elle, figée dans ses préjugés ancestraux, représente désormais dans l'histoire un passé périmé et condamné.
Source : Gallica

Joseph Calmette Les dernières étapes du Moyen-Age français (1944)

Il aime ses aises, fréquente le vulgaire, s'assied au cabaret et n'a de féodal que le goût de la chasse. Il en a, si l'on veut, la bravoure, mais elle n'est pas un monopole, et il déteste la guerre, qu'il juge trop hasardeuse. C'est qu'il se fie plutôt à la diplomatie, son arme favorite. Diplomate et administrateur, tel est proprement son lot. Mais, avant tout, diplomate : non point à la façon de Charles V, sage en droit, soucieux de tirer des textes la justification de sa politique ; le droit n'est guère le fait de Louis, non plus que la vérité.
Source : Gallica

Joseph Calmette Les dernières étapes du Moyen-Age français (1944)

Successeur de Jean de Marville comme chef de l'atelier dijonnais, Claus a été le maître génial qui a doté la Bourgogne de ses plus émouvants chefs-d'œuvre. Comment ne pas voir en lui un véritable Michel-Ange du Nord ? Il n'est que de comparer les deux Moïses, celui que le maître de Dijon a adossé au Puits des Prophètes, à la chartreuse de Champmol, et celui que le maître italien a assis au tombeau de Jules II, à Rome, pour avoir la sensation d'une puissance égale. Le réalisme incontestable du Néerlandais ne va pas, comme de juste, chez un artiste d'une telle envergure, sans idéalisme.
Source : Gallica

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