Baptiste Capefigue

Résumé

Baptiste Capefigue Agnès Sorel et la chevalerie (1860)

Le dauphin, depuis Louis XI, qui portait un amour extrême à sa mère, conçut, dès sa plus extrême jeunesse, une certaine répulsion pour Agnès Sorel ; à l'âge de douze ans, Marguerite vint en France avec un nouveau corps d'Écossais destiné à servir la cause royale : les châteaux de Chinon et de Tours devinrent de brillantes cours de chevalerie ; toutes les fois que les paladins n'allaient pas en guerre, on s'occupait d'amour, de chasse et de tournois ; Agnès ne cessa pas un moment d'inspirer au roi : « la pensée de France recouvrer. »
Source : Gallica

Baptiste Capefigue Agnès Sorel et la chevalerie (1860)

Dans la période agitée, violente, qui se développa et s'accomplit depuis le règne du roi Jean jusqu'à Charles VII, la belle institution qui avait dominé et épuré le moyen âge, la chevalerie, s'efface et disparaît presque entièrement et c'est en vain qu'un demi-siècle plus tard, François Ier veut la réveiller (1) ; la grande chevalerie trouva son tombeau à Créci, Poitiers, Azincourt. Tout ce qui meurt laisse un vide, inspire un sentiment de tristesse, et c'est avec une certaine mélancolie que je vais étudier la chevalerie et pénétrer son vrai caractère dans notre histoire.
Source : Gallica

Baptiste Capefigue Agnès Sorel et la chevalerie (1860)

Nobles temps de la chevalerie, qu'êtes-vous devenus, alors que tout était fanfares dans l'histoire! La vie se passait entre la légende, le manoir, la chasse, les batailles, les seules émotions qui font les grandes âmes !
C'était autant par la hardiesse de ses actions, les grâces de ses propos, que par la beauté de sa personne, qu'Agnès Sorel plaisait au roi Charles VII, fort mobile dans ses pensées et ses attentions, et, selon les chroniques de Bourgogne, prenant ses favoris et les quittant avec une facilité étrange.
Source : Gallica

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