Résumé

Jules Boselli La Maison d'Armagnac et l'unité française depuis le XVe siècle… (1887)

Enfin, le dernier péril que nous paraît courir la nationalité française vient de l'amour de bien-être qui anime la France moderne. Nous disions de la féodalité qu'elle était une institution rude et pénible à l'individu, mais utile à l'ensemble. Depuis 1789, depuis 1830 surtout, là doctrine du bien-être produit l'effet inverse. Le mot fameux de M. Guizot : « Enrichissez-vous », est devenu le programme du siècle. Il y a certainement une dose de bien-être qu'il faut s'efforcer de répandre, mais, nous n'hésitons pas à le dire, il faut par-dessus tout se garder de le dépasser.
Source : Gallica

Jules Boselli La Maison d'Armagnac et l'unité française depuis le XVe siècle… (1887)

Il fut, au-delà du tombeau, fidèle au pacte d'alliance qu'il avait fait avec le duc d'Orléans. Pendant que le duc de Bourgogne, une des premières figures révolutionnaires que l'on rencontre, flatte les Parisiens, cherche avant tout la popularité, cherche à soulever Paris contre le roi, au risque de précipiter le démembrement de la France, le comte d'Armagnac, rigide, cruel même, s'inquiète peu d'être populaire ; s'il s'était laissé corrompre, c'en était fait de la France d'alors.
Source : Gallica

Jules Boselli La Maison d'Armagnac et l'unité française depuis le XVe siècle… (1887)

On se figure aisément la stupeur et l'horreur d'une telle nouvelle. La crainte s'y joignit, personne ne sachant au juste qui avait ordonné ce forfait et à quels autres on pouvait s'attendre. La reine, malade, se fit transporter à l'hôtel du roi. Plusieurs seigneurs s'y tinrent tout armés, prêts à répondre à la première attaque. On fit de magnifiques funérailles, au duc d'Orléans. Il fut conduit en terre par tous les princes, le duc de Berry, le duc de Bourbon, le roi de Sicile et le duc de Bourgogne, qui pleurait plus fort que les autres.
Source : Gallica

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