Roi de Sicile

Définition et enjeux

Lucien Louis-Lande La Sicile dans les dernières années – La situation politique – Le Malandrinaggio

En Sicile, quoi qu’on ait pu dire, il n’y a pas de républicains : le peuple sicilien au contraire, par tradition et par instinct, serait peut-être le plus monarchique de l’Italie : la fidélité ne lui coûte ni ne lui pèse, volontiers il accepte un souverain ; mais, en même temps et par-dessus tout, il tient à son autonomie, il veut un roi particulier, qui réside dans le pays ou dont les délégués, siégeant en son lieu et place, soient revêtus de pouvoirs suffisans pour assurer l’indépendance de la Sicile.
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Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Quand on parlait de la Sicile, le roi répondait : « La Sicile n’est pas perdue ; nous avons encore Messine, Augusta, Syracuse. Messine peut servir à tout reprendre... Si on donne une organisation distincte à la Sicile, avec une constitution à part, c’est dans peu de temps la séparation complète ; c’est l’annexion au Piémont ou l’indépendance favorisée par l’Angleterre, et je ne pense pas que ce soit l’avis de la France... » François II ne disait pas le vrai de la difficulté au sujet de l’institution d’une vice-royauté en Sicile : c’est qu’on ne sait quel prince choisir...
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René I Oeuvres choisies du roi René : avec une biographie et des notices… (1849)

Ses efforts donnèrent la paix à l'Italie, sans réunir ses forces contre l'ennemi commun. Abandonné du duc de Milan, le roi de Sicile revint en France par la vallée d'Aoste. Il sembla dès lors renoncer pour toujours aux armes et aux conquêtes, et borner son ambition au bonheur de ses sujets.
Le temps, en rendant moins amère la douleur que René avait éprouvée à la mort d'Isabelle, n'avait pu combler le vide immense de son coeur. Malgré les tendres soins dont il l'avait entourée, le bon roi n'était point exempt de reproches.
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