Le Roi

Élements biographiques

Le Roi (18..)

Le Roi, c'est une société faite homme; son intérêt, c'est l'intérêt de la France; l'honneur national est son honneur; les malheurs publics sont pour lui des malheurs personnels; il grandit et décline, souffre et se réjouit, s'élève et s'abaisse avec le royaume; car il est le Roi. Il supporte les adversités communes ; il a la gloire des succès et la responsabilité des revers. Il parle : la voix d'une nation tout entière retentit dans sa voix ; il tire de son fourreau huit cent mille épées ; quand il a donné sa parole, la parole de trente millions d'hommes est engagée
Source : Gallica

Le Roi (18..)

La révolte met-elle à ses sujets les armes à la main contre lui ; il les nourrit en les assiégeant, et ne peut cesser de les aimer, même quand ils le haïssent. Quand il monte sur le trône, ce n'est plus le même homme; il garde la mémoire des services, mais il oublie les torts ; car « le Roi ne saurait se souvenir des injures du duc d'Orléans. » Tout le royaume s'élève ou décline avec lui ; il est sage de sa sagesse, fou de sa folie, grand de sa grandeur, heureux de son bonheur, malheureux de sa misère : telle est la fortune du Roi, telle est celle de la France.
Source : Gallica

Le Roi (18..)

La justice manquet-elle aux peuples; il s'assied, pour lui servir d'interprète, sous le chêne de Vincennes. L'Anglais est-il maître du territoire, et la monarchie s'en va-t-elle en lambeaux; Dieu, pour le conduire à Reims , suscite une simple bergère, et la France pleure d'attendrissement et frémit d'un saint enthousiasme, comme Jeanne d'Arc, à ce seul nom de Roi. Lorsqu'il se retire dans une ville après un désastre , toutes les portes tombent à ce mot qu'il prononce
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature