Grâce (droit)

Définition et enjeux

Portrait de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,  Contes d'Hoffmann (1881)

“ Gardez-vous-en bien ! reprit froidement le jurisconsulte ; vous nuiriez à votre crédit ; le roi ne fera jamais grâce à un homme qui, possesseur d'un secret important pour la sécurité publique, refuserait de le révéler en présence de la justice. Songez-y, madame, le cas est grave. Le peuple entier pourrait se révolter contre un pareil abus du droit de grâce. ”
Source : Gallica

Portrait de Gustave Chaudey Gustave Chaudey,  La justice poursuivie par l'Église… (1858)

“ Que si vous ne pouvez atteindre la Révolution, que vous persécutez, sans passer sur le corps de la Justice dont vous affichez le respect, reconnaissez de bonne grâce, que votre politique et votre spiritualité font fausse route ; dites-vous à vous-même que la Religion, qui est mystère, doit passer après la Justice, qui est certitude, et résignez-vous, sage magistrat, à n'employer jamais pour la cause de l'ordre, temporel et spirituel, d'autres armes que celles qui vous ont été confiées, et qui sont exclusivement les armes du droit. ”
Source : Gallica

Frédéric Thomas,  Les Vieilles lunes d'un avocat… (1869)

“ La grâce étant une faveur personnelle, il est loisible à chacun de la refuser ou d'en profiter. Or, qui répond qu'une grâce spontanément accordée, par le motif qu'elle n'a pu être sollicitée, ne serait pas refusée par celui qui en aurait été l'objet; et, par voie de conséquence, quel scandale si un gracié venait réclamer hautement le droit de subir sa peine ! ”
Source : Gallica

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