Frédéric Thomas

Élements biographiques

Frédéric Thomas Un coquin d'oncle ; [suivi de Le val du lis… (1879)

Et aussitôt il recommença à trembler, à tousser et à gémir si lort qu'il était impossible de s'entendre.
— Sa sœur ! cria Philippe. Ah ! le chevalier a une sœur ; c'est bien différent et je t'en félicite.
— Il y a de quoi, répondit le docteur : une comtesse, mon cher.
— C'est comme la mienne, pensa Philippe, ma comtesse de Fontgiève. Vraiment ! une comtesse ?
continua-t-il à très-haute voix.
— Une comtesse, reprit le docteur, et un joli nom.
— Dépêchez-vous de vous en aller, docteur, beugla le baron.
— Tenez, voilà votre canne, monsieur Rozel, dit Guerlus.
Source : Gallica

Frédéric Thomas Les Vieilles lunes d'un avocat… (1869)

Elle a mis en relief deux prérogatives qui semblent le fruit naturel de la profession d'avocat, c'est-à-dire la sociabilité de tous et l'indépendance de chacun.
« Ce qu'il faut à mon pays, s'est écrié l'orateur, c'est un barreau libre et digne de la liberté. »
Or, cette liberté suppose et engendre le progrès. Est-il possible d'appliquer les lois sans être tenté de les améliorer?
Bonnes et saintes paroles qui germeront dans ces jeunes coeurs, épris de l'idéal et toujours en quête de ce mieux qui n'est pas l'ennemi du bien, mais qui en est l'épanouissement et le luxe.
Source : Gallica

Frédéric Thomas L'héritier du chien (1883)

Les gémissements de Fualdès devenaient de plus en plus rares et plus faibles, enfin il poussa le râle de la mort et bientôt exhala le dernier soupir.
Je ne trouverai pas de paroles pour vous faire comprendre toutes les douleurs dont je fus déchiré durant le supplice de l'infortuné vieillard, quand je le vis se débattre et panteler sous le couteau, quand j'entendis son sang couler d'abord à flot, et puis goutte à goutte. Atterré par cette masse d'horreurs, paralysé par la crainte, ne pouvant secourir l'homme qu'on égorgeait, je fus près de m'évanouir.
Source : Gallica

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