Frédéric Thomas

Résumé

Frédéric Thomas Les Vieilles lunes d'un avocat… (1869)

Elle a mis en relief deux prérogatives qui semblent le fruit naturel de la profession d'avocat, c'est-à-dire la sociabilité de tous et l'indépendance de chacun.
« Ce qu'il faut à mon pays, s'est écrié l'orateur, c'est un barreau libre et digne de la liberté. »
Or, cette liberté suppose et engendre le progrès. Est-il possible d'appliquer les lois sans être tenté de les améliorer?
Bonnes et saintes paroles qui germeront dans ces jeunes coeurs, épris de l'idéal et toujours en quête de ce mieux qui n'est pas l'ennemi du bien, mais qui en est l'épanouissement et le luxe.
Source : Gallica

Frédéric Thomas Les Vieilles lunes d'un avocat… (1869)

Ce congrès n'aurait-il rien produit de tout cela, n'aurait-il amené que la confrontation d'hommes d'intelligence venus de tous les coins de l'horizon, que ce serait encore un pas immense, et qu'Anvers aurait à se glorifier d'avoir été le théâtre d'une grande bataille de la paix.
Dans ces communions de l'art et de la pensée, les limites s'effacent, les barrières tombent, les frontières craquent, les hommes se rapprochent comme les idées ; les coeurs se dilatent et les esprits s'exaltent dans une fusion unanime.
Source : Gallica

Frédéric Thomas Les Vieilles lunes d'un avocat… (1869)

Il ne se sentait pas d'aise et d'orgueil en si exquise compagnie. Les mets, les vins, la conversation l'exaltèrent; il s'étudia à plaire et il y réussit. On s'intéresse bien vite à une destinée quand elle roule sur une jeune tête, qu'elle a pour perspective de périlleuses aventures, et pour toile de fond l'inconnu formidable de l'aveugle Océan. Or, M. de Kerouarts n'allait-il pas s'embarquer à la grâce de Dieu? Bientôt toutes les sympathies et tous les voeux l'accompagnèrent. Les plus jolies bouches du monde lui prédirent les prospérités et les prouesses de Duguay-Trouin, ce paladin de la mer.
Source : Gallica

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