Résumé

Le Palais de Justice de Paris… (1892)

Quand le juge veut causer avec son voisin, l'avocat susceptible s'arrête net et le juge rougit, à moins qu'il ne suive l'exemple d'un président qui, chaque fois que l'avocat lui faisait le coup de l'arrêt brusque pour le rappeler au silence, murmurait : « La cause est entendue », et s'esquivait au petit trot avec ses assesseurs ou improvisait un jugement ex abrupto.
Quand le juge interrompt trop souvent, l'avocat entasse la belle période de la liberté de la défense ou quitte la barre majestueusement, au grand ennui du juge qui n'aime pas à se créer des ennemis.
Source : Gallica

Le Palais de Justice de Paris… (1892)

L'AVOCAT DE L'EXPROPRIÉ. — Ne raillez pas, mon cher confrère. Tout, même la plus petite chose, a son intérêt dans une existence qui s'achève. Les habitudes y sont devenues toutes de détails, de manies, si vous voulez; mais elles contiennent dans leur petit cercle les derniers plaisirs du vieil âgé. Respectez-les donc et ne croyez pas qu'en les payant, même bien cher, vous en aurez rendu la valeur. C'est un préjudice que vous causez en les supprimant et c'est ce dommage que le jury, toujours mesuré, toujours bon juge, est chargé d'apprécier et de réparer.
Source : Gallica

Le Palais de Justice de Paris… (1892)

Enfin le divorce est rendu; le mari trompé n'a plus qu'une chose à faire, c'est d'invoquer la nouvelle loi; armé de l'article 231, il n'a plus ni le besoin ni le droit de se faire justice lui-même : s'il tue la coupable, le jury ne doit le considérer que comme un meurtrier vulgaire n'ayant obéi qu'à sa passion. Pas du tout, les maris trompés, et même un mari divorcé dernièrement, continuent à tuer et les jurés à acquitter. Jamais on n'a vu la Justice se déjuger aussi naïvement, aussi dangereusement. J'ai lu tous les procès de cette espèce depuis la modification de la loi.
Source : Gallica

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