Résumé

Constantin Gérard Histoire du Châtelet et du Parlement de Paris… (1847)

En effet, le Normand avait le visage enflammé, et il était en proie à une anxiété poignante; il mesurait des yeux la largeur du fleuve dont les eaux étaient grossies par les pluies d'automne, et la hauteur des murs qui enceignaient Lutèce. Il jeta les yeux sur Abbon; le vieillard était sans armes, et l'idée lui vint de le frapper de l'épée qu'il portait sous son manteau de pèlerin; mais il passait souvent près d'eux des hommes armés qui entraient dans le palais du comte ou en sortaient, et les cris du moine soulèveraient contre lui la population de la ville.
Source : Gallica

Constantin Gérard Histoire du Châtelet et du Parlement de Paris… (1847)

A partir de cette époque , l'influence du parlement s'éteint : la monarchie tend à s'émanciper. Libre des embarras que lui avaient longtemps suscités les seigneurs féodaux, libre des
craintes que lui avaient inspirées l'audacieuse tentative des réformés et le dangereux appui des ligueurs, elle pouvait marcher sans crainte dans la voie d'un affranchissement absolu de toute entrave. Des supplications dont le prince se rit, des remontrances qu'il n'écoute guère, tels sont ses moyens d'action. Qui veut le roi, si veut la loi !
Source : Gallica

Constantin Gérard Histoire du Châtelet et du Parlement de Paris… (1847)

Abbon, qui, dans le cours de la discussion, avait plus d'une fois compris la supériorité du Normand, ne répondit rien.
— Vos prêtres et vos moines, demanda Egil, sont sans doute les plus instruits parmi la nation?
— Hélas ! non ; ce sont des hommes simples qui se bornent à servir Dieu et à prêcher le peuple ; mais beaucoup d'entre eux ne savent ni lire ni écrire. Ce qu'on demande avant tout à ceux qui se consacrent au culte du Seigneur, c'est une âme naïve et du zèle pour la religion.
Source : Gallica

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