François de Montmorency

Définition et enjeux

Collectif Lectures romanesques

C’était un cœur généreux que François de Montmorency. Et pourtant, la pensée du meurtre le soulagea à l’instant... Ô cœur humain !
Il se leva, respira, souffla bruyamment, et même un demi-sourire livide détendit ses lèvres.
— Connaître l’homme ! Le tuer !... Le tuer de mes mains !...
Au moment où il se relevait, François vit son frère près de lui. Peut-être François avait-il prononcé à haute voix les paroles qu’il croyait avoir pensées. Peut-être Henri les avait-il entendues.
Source : Wikisource

Collectif Lectures romanesques

À coup sûr, François de Montmorency n’eût pas hésité. Mais lui, chevalier, ne pouvait risquer d’autre vie que la sienne propre. Très désappointé par ces réflexions, il allait se retourner vers la lucarne, lorsqu’il entendit un léger bruit, un signal d’appel.
— Psst ! faisait-on.
Il leva la tête vers le toit de la maison voisine, plus élevé que celui où il se trouvait et aperçut, encadrée dans une étroite fenêtre, une figure d’homme qui l’examinait avec un singulier intérêt.
« Où ai-je vu ce visage-là ? » pensa le chevalier.
L’homme était vieux. Il portait la barbe blanche.
Source : Wikisource

Collectif Lectures romanesques

Et il éclata :
— Par le tonnerre du ciel ! un mot encore, François de Montmorency... un seul... et pour la gloire du nom que vous portez, je vous arrête de mes propres mains.
D’une voix de tempête qui fit trembler les assistants et s’entrechoquer leurs armures, le connétable poursuivit :
— La foudre m’écrase si je blasphème ! C’est, en cinq siècles, le premier de ma race qui hésite à mourir !
L’outrage était formidable. Il ne restait plus à François qu’à se tuer devant cette assemblée de guerriers dont les cœurs, comme les poitrines, semblaient bardés d’acier.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature