Charles Beaumont

Résumé

Charles Beaumont Anne de Montmorency (1866)

Montmorency ne souhaitait rien tant que de voir prendre à Charles-Quint une résolution si désespérée; il avait ajouté de nouveaux travaux à son camp ; il venait d'être renforcé d'un corps de quinze mille Suisses. Le soldat leste, frais, exercé depuis le commencement de la campagne, ne soupirait qu'après l'instant de combattre. Le maréchal, pour entretenir la confiance des troupes, sortait tous les jours à cheval, parcourait les quartiers de son camp, montrant sur son front la gaîté et l'audace, présages de la victoire : jamais il n'avait paru si affable et si populaire.
Source : Gallica

Charles Beaumont Anne de Montmorency (1866)

Il souffrit que ce prince conduisît au delà des Alpes les principales forces du royaume, les officiers les plus braves et les plus expérimentés. Il ne lui dissimula pas à lui-même ce qu'il pensait de cette expédition ; mais le duc et toute la noblesse qui l'accompagnait se moquèrent des prédictions du connétable. Ils n'envisageaient, dans cette guerre, que des victoires et des conquêtes; il n'y eut pas jusqu'à Henri de Montmorency, d'Amville, second fils du connétable, qui avait servi avec beaucoup de gloire en Piémont, qui ne voulût partager les triomphes du duc de Guise.
Source : Gallica

Charles Beaumont Anne de Montmorency (1859)

Montmorency, effrayé de l'impétuosité du monarque anglais, lui représenta avec autant de force, que de respect que, s'il s'était glissé des abus dans le gouvernement de l'Eglise, il fallait avoir recours à un concile; que les suites d'un schisme seraient capables d'ébranler son trône; enfin il le conjura de temporiser, en lui faisant espérer que le pape se rendrait à ses instances, appuyées de celles du roi son maître. C'était parler en homme qui n'avait jamais connu d'autre passion que celle de la gloire.
Source : Gallica

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