Résumé

Portrait de Bernard de Montfaucon Bernard de Montfaucon Un lieutenant du Grand Condé, par M. de Montfaucon (1857)

Luxembourg ne se laissa pas-tellement éblouir par l'éclat d'un choix qui la couvrait de gloire, qu'il ne comprit le danger qu'il y avait à succéder, dans les circonstances les plus critiques, à Turénne et à Condé. Il ne connaissait l'Alsace que par la carte et les entretiens fréquents qu'il avait eus avec ces deux grands hommes ; mais il n'ignorait pas que l'Allemagne entière allait s'ébranler pour la conquête de Philipsbourg, dont la garnison n'avait cessé, depuis le commencement de la guerre, de porter le fer et le feu dans les plus belles provinces de l'empire.
Source : Gallica

Portrait de Bernard de Montfaucon Bernard de Montfaucon Un lieutenant du Grand Condé, par M. de Montfaucon (1857)

Si vous abandonnez, disait-il à l'empereur,:dont il cherchait surtout à irriter la jalousie contre Louis XIV, la Hollande à la discrétion d'un prince si ambitieux, c'en est fait de la puissance de votre auguste maison et de la liberté publique. Les Pays-Bas tomberont nécessairement sous son pouvoir : maître alors du haut et du bas Rhin, il forcera les électeurs à l'élire lui ou son fils roi des Romains. Il n'y a qu'un moyen de prévenir l'esclavage dont l'Europe est menacée, c'est d'armer sur-le-champ l'ampute, et de tomber sur l'Alsace dégarnie de troupes.
Source : Gallica

Portrait de Bernard de Montfaucon Bernard de Montfaucon Un lieutenant du Grand Condé, par M. de Montfaucon (1857)

Les Français eussent succombé sous ses efforts plus puissants, plus réitérés, plus étendus que ceux du prince autrichien, si Guillaume, d'un génie profond, d'un courage indomptable, d'une ambition sans bornes, eût été aussi heureux à la tête des armées que dans le cabinet, ou plutôt si le ciel n'eût fait naître en France un grand roi et de grands hommes, pour arrêter un ennemi si fier, si dangereux, si implacable.
Source : Gallica

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