Résumé

Le Maréchal de Luxembourg ; par M. Bellarmin (1867)

Les hommes qui se piquaient le plus de modération dans leur jugement, ne pouvant refuser à Luxembourg un courage à toute épreuve, et la gloire de plusieurs actions brillantes, disaient de lui, qu'accablé du poids d'un grand commandement, il ne se distinguerait jamais qu'à la tête d'un camp volant et par quelque coup de main. Cependant l'événement a démontré que nul général n'a commandé de-grandes armées avec plus d'ordre, de génie et de succès.
Le roi seul et le marquis de Louvois s'élevèrent avec force contre les détracteurs du maréchal.
Source : Gallica

Le Maréchal de Luxembourg ; par M. Bellarmin (1867)

Mais le roi lui défendit de les écouter, à moins qu'ils ne promissent de se soumettre aux conditions qu'ils avaient déjà deux fois rejetées.
La ruine de la Hollande n'était point réservée à une nation qui eût peut-être été la première à déplorer sa victoire. L'hiver , contre la nature du climat, s'écoula tout entier sans de fortes gelées, en sorte que Luxembourg, n'osant hasarder son armée sur un élément qui avait manqué lui être funeste, se vit obligé de renoncer à ses projets. Les Hollandais, de leur côté, regardèrent la douceur de l'hiver comme une espèce de miracle.
Source : Gallica

Le Maréchal de Luxembourg ; par M. Bellarmin (1867)

Il destina à Luxembourg trente-cinq, mille hommes, au maréchal d'Humières, dix mille, pour garder les lignes ; et au marquis de Boufflers, quinze mille, pour faire tête à l'armée de Brandebourg, qu'on amendait sur la Meuse.
Lorsque le maréchal vint prendre congé du roi, ce prince lui dit qu'il n'ignorait pas que le genre de guerre auquel il allait être assujetti était le plus opposé au caractère des Français, et le plus accablant pour les peuples de la frontière ; mais qu'il avait une si grande confira ce en ses talents, qu'il espérait qu'il arrêterait partout l'ennemi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature