Louis Artoing, Le Maréchal de Luxembourg ; par Louis Artoing (1853)
“ Luxembourg ne se laissa pas tellement éblouir par l'éclat d'un choix qui le couvrait de gloire, qu'il ne comprît le danger qu'il y avait à succéder, dans les circonstances les plus critiques, à Turenne et à Condé. Il ne connaissait l'Alsace que par la carte et les entretiens fréquents qu'il avait eus avec ces deux grands hommes ; mais il n'ignorait pas que l'Allemagne entière allait s'ébranler pour la conquête de Philipsbourg, dont la garnison n'avait cessé, depuis le commencement de la guerre, de porter le fer et le feu dans les plus belles provinces de l'empire. ”
