Louis Artoing

Élements biographiques

Louis Artoing,  Le Maréchal de Luxembourg ; par Louis Artoing (1853)

“ Luxembourg ne se laissa pas tellement éblouir par l'éclat d'un choix qui le couvrait de gloire, qu'il ne comprît le danger qu'il y avait à succéder, dans les circonstances les plus critiques, à Turenne et à Condé. Il ne connaissait l'Alsace que par la carte et les entretiens fréquents qu'il avait eus avec ces deux grands hommes ; mais il n'ignorait pas que l'Allemagne entière allait s'ébranler pour la conquête de Philipsbourg, dont la garnison n'avait cessé, depuis le commencement de la guerre, de porter le fer et le feu dans les plus belles provinces de l'empire. ”
Source : Gallica

Louis Artoing,  Le Maréchal de Luxembourg ; par Louis Artoing (1853)

“ La haine de ces réfugiés contre la France échauffa celle des princes, qui leur donnèrent un asile. Bientôt fut formée, dans l'ombre du secret, la fameuse ligue d'Augsbourg. Bientôt, sur les refus du roi d'Angleterre (Jacques II) de joindre ses forces à celles de l'Europe contre Louis XIV, le prince d'Orange conspira sa ruine. C'était par le puissant génie de Guillaume que les princes du midi au nord s'unissaient; c'était par son ambition que les Anglais préparaient chez eux une révolution éclatante.
La fortune couronna l'audace en la personne de ce prince.
”
Source : Gallica

Louis Artoing,  Le Maréchal de Luxembourg ; par Louis Artoing (1853)

“ Alors Luxembourg prit de nouvelles dispositions. Il se mit lui-même à la tête des troupes destinées à l'attaque de Nerwinde. Tout plie sous ses coups ; il presse l'ennemi, il le poursuit au milieu des plus affreux périls ; déjà il avait eu un cheval tué sous lui, un autre blessé. Les officiers, effrayés pour les jours d'un général dont le salut de l'armée dépendait, le pressent en vain de ménager une vie si précieuse à l'État. En vain le duc de Montmorency, plus effrayé encore, le conjure de s'arrêter. ”
Source : Gallica

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