Cardinal de Louvois

Définition et enjeux

Guillaume Dubois,  Mémoires du cardinal Dubois : sur la ville…

“ Louvois ne se contenta pas de ces rigueurs, peut-être nécessaires; il se mit en tête de brûler la ville de Trèves et en conféra avec le roi, qui lui dit devant madame de Maintenon : « En vérité, vous êtes possédé de l'amour du mal, Vous ordonnez le sac d'une ville comme une partie de chasse, mais je vous défends d'y songer davantage. »
Louvois ne se tint pas pour battu.
”
Source : Gallica

George Picot,  Revue des Deux Mondes

“ Après la mort de Louis XIV, Saint-Simon jette un coup d’œil sur l’état de la France, dont il montre toutes les forces épuisées : « Tels furent, dit-il, les fruits d’un gouvernement de cinquante-cinq ans, des funestes maximes du cardinal Mazarin soutenues de la perfide ambition de Louvois. L’excès du déplorable ne fut pas un spectacle si frappant, quelque horreur qu’il put inspirer. Tout se peut réparer avec le temps, de la suite et des hommes, mais des hommes il n’y en avoit plus. Louvois, pour sa grandeur, avoit tari les généraux et les capitaines dont aucun ne pouvoit plus se former. » ”
Source : Wikisource

Portrait de Joachim Ambert Joachim Ambert,  Louvois d'après sa correspondance… (1881)

“ Après la mort de Colbert, lorsque le roi se proposa de mettre le Pelletier à la tête des finances, le Tellier lui dit : « Sire, il n'est pas propre à cet emploi. — Pourquoi? dit le roi. — Il n'a pas l'âme assez dure, dit le Tellier. — Mais vraiment, reprit le roi, je ne veux pas qu'on traite durement mon peuple. »
Louvois n'a donc été qu'un ministre de Louis XIV, et non le ministre dominant tout, régnant et gouvernant. Sans doule sa place est belle, mais elle ne remplit pas tout l'espace. Ce n'est ni le cardinal de Tournon, ni Hichelieu, ni Mazarin.
”
Source : Gallica

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