Résumé

George Picot,  Revue des Deux Mondes

“ Dans un pays où de tels événemens se passent, peu importe que l’empire soit debout ou que la république lui ait succédé, les mœurs sont identiques et on peut affirmer que, si la conscience publique n’est pas soulevée, l’idée du droit est en déclin. Pour que la notion de la justice se développe librement, pour qu’elle pénètre dans l’esprit des citoyens et qu’elle les imprègne, il faut qu’au sommet de la hiérarchie ils aient constamment sous les yeux un tribunal suprême qui soit le juge incontesté des compétences et du droit. Pas plus qu’il n’y a deux morales, il n’y a deux droits. ”
Source : Wikisource

George Picot,  Revue des Deux Mondes

“ Voyez avec quel soin Saint-Simon recule devant un éloge, lorsqu’il est manifestement contraire à la vérité; il énumère les mérites du roi; il insiste sur la piété et la justice; il ne dira rien ni de la douceur, ni de la pitié. Des sévérités royales, des exécutions sanglantes, il ne parlera que pour s’écrier, après de longs récits tout entremêlés de portraits comme il aime à les tracer: « Quant aux têtes coupées, que leur sang retombe sur la reine et sur Gaston. » Dur aux coupables, doux à son peuple, fidèle à son ministre, voilà Louis XIII, tel que le peint Saint-Simon. ”
Source : Wikisource

George Picot,  Revue des Deux Mondes

“ Un chef d’empire dont la puissance est sans limite révolte nos âmes ; nous protestans contre la tyrannie, parce qu’elle supprime notre initiative, nous enlève ce qui fait notre dignité et notre énergie. Devant un souverain qui peut tout, l’individu est le jouet du caprice. Il a besoin de justice, et il est victime de l’arbitraire. Partout où s’est développée l’intelligence humaine, elle a lutté sans relâche contre toutes les formes de la servitude.
Qu’importe à l’individu opprimé que la toute-puissance soit exercée par un prince ou par une assemblée ?
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature