Résumé

Jean de La Rocca Abbatucci, garde des sceaux, ministre de la justice… (1858)

Ils jouaient là leur courage, leur esprit, leur cœur, leur réputation, leur avenir, leur foi politique. C'est dans ces fortes luttes que les sentiments s'accusent. Les âmes cherchent un appui, un allié, un conseil. On s'éclaire mutuellement, on se soutient, on se pousse, on se tend la main, on s'appelle dans la mêlée, on s'exhorte de la voix et du regard, on se rallie sous le même étendard, on se console dans la défaite et on se partage la joie du triomphe.
Voilà ce que furent l'un pour l'autre Abbatucci et Odilon Barrot.
Source : Gallica

Jean de La Rocca Abbatucci, garde des sceaux, ministre de la justice… (1858)

A Bastia, M. Abbatucci lia une amitié fondée sur une parité de qualités de cœur et d'intelligence.
Des amitiés, c'est là la plus certaine et la plus durable.
L'amitié qu'on porte à un homme est un sentiment de haute considération pour son mérite. Quand ce sentiment ne repose pas sur de réelles qualités de celui qui l'inspire, il n'a d'appui que l'illusion, et il fait bientôt place, quand l'illusion se déchire, à une sorte d'attachement banal et sans dignité, qui n'a de racine que dans l'habitude.
Source : Gallica

Jean de La Rocca Abbatucci, garde des sceaux, ministre de la justice… (1858)

Tous les cœurs exprimaient confusément, dans cette sourde exclamation, cette pensée amère : Pourquoi le destin a-t-il brisé si brusquement cette vie qui pouvait si longtemps encore maintenir son rayonnement et son éclat?
En ce moment, M. Montois, préfet de la Corse, s'avança vers la bière, et, au milieu d'un silence coupé d'émotions, il prononça un discours rempli de pensées élevées, de sentiments profonds; il traça éloquemment la brillante carrière de M. Abbatucci, et fut, avec des expressions vibrantes, l'interprète des regrets de la Corse et de la France.
Source : Gallica

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