Résumé

Louis Véron Nouveaux mémoires d'un bourgeois de Paris… (1866)

C'est cette politique inaugurée par mon élection que je veux faire triompher avec l'appui de l'Assemblée et celui du peuple. Je veux être digne de la confiance de la nation, en maintenant la constitution que j'ai jurée.
Je veux inspirer au pays, par ma loyauté, ma persévérance et ma fermeté, une confiance telle, que les affaires reprennent et qu'on ait foi dans l'avenir. La lettre d'une constitution a sans doute une grande influence sur les destinées d'un pays ; mais la manière dont elle est exécutée en exerce peut-être une plus grande encore. Le plus ou moins de durée du pouvoir contribue
Source : Gallica

Louis Véron Nouveaux mémoires d'un bourgeois de Paris… (1866)

Cette extension du suffrage universel fut le coup de grâce porté à la République de 1848. Elle disparut sans laisser trop de regrets; mais, pour être juste, il faut reconnaître que, si elle laissait après elle une fatigue immense dans les esprits, un profond désordre dans tous les intérêts, on ne pouvait l'accuser du moins de cruautés. Elle avait fait des lois superbes et qui ne seront point rapportées : l'affranchissement des esclaves et l'abolition de la peine de mort pour les crimes politiques. Elle fut humaine, clémente et digne
d'un pouvoir exercé par d'honnêtes gens.
Source : Gallica

Louis Véron Nouveaux mémoires d'un bourgeois de Paris… (1866)

« Mais vous, vous « qui étiez ministre de l'intérieur, dans telle année, on « a crié devant vous vire le Roi! » C'est vrai; on aurait pu dire à tel autre on a crié sous vous vire l'Empereur! C'est vrai encore ; mais prenez garde. Lorsque, sous les rois Louis-Philippe et Charles X, on criait vive le Roi! et sous Napoléon vive l'Empereur!
ce n'était pas un vœu que l'armée émettait; c'était un hommage au pouvoir établi ; mais dans une situation comme la nôtre, où, il faut bien le reconnaître, sans venir dire aux institutions actuelles qu'elles sont précaires, sans leur faire ce déplaisir.
Source : Gallica

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