Décembre-Alonnier

Résumé

Décembre-Alonnier Le coup d'État du 2 décembre 1851… (1868)

Toute mesure par laquelle le Président de la République dissout l'Assemblée nationale, la proroge ou met obstacle à son mandat, est un crime de haute trahison. Par ce seul fait, le Président est déchu de ses fonctions; les citoyens sont tenus de lui refuser obéissance. Le pouvoir exécutif passe de plein droit à l'Assemblée nationale. Les juges de la haute cour de justice se réunissent immédiatement, à peine de forfaiture; ils convoquent les jurés dans le lieu qu'ils désignent ; ils nomment eux-mêmes les magistrats chargés de remplir les fonctions du ministère publics.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Le coup d'État du 2 décembre 1851… (1868)

Je vous proposerai, Messieurs, de rendre un décret qui ordonne au commandant de l'armée de Paris et à tous les colonels de légions de la garde nationale, d'obéir au président de l'Assemblée nationale, sous peine de forfaiture, afin qu'il n'y ait pas un homme qui ne sache dans la capitale quel est son devoir, et que s'il y manque, c'est une trahison envers le pays.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Le coup d'État du 2 décembre 1851… (1868)

C'était comme une invasion de barbares qui se préparait dans les antres de l'anarchie, prête à couvrir la France civilisée de cendres et de ruines. Cette conspiration avait son gouvernement, son état-major, son armée, ses capitaines, ses soldats, ses plans, ses arsenaux, ses munitions, ses places fortes. Elle devait éclater, au nord, au midi, à l'ouest, à l'est et au centre, à la même heure, de telle sorte que le socialisme aurait livré bataille à la société sur toute l'étendue du territoire de la République.
Source : Gallica

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