Du Sénat et de la magistrature dans la démocratie française… (1879)
“ Peu importe comment le jury jugera en des temps de passion politique. Il y a assurément beaucoup moins de danger pour la chose publique à ce qu'on puisse regretter l'impunité obtenue par un diffamateur qu'à ce qu'on voie soupçonner de passion ou de partialité le pouvoir chargé de l'application spéciale de la loi. Dans l'un des cas, une réaction se fait vite dans le sens désirable; dans l'autre, on voit partout, comme aujourd'hui, se multiplier les attaques contre l'institution même de la magistrature, et les condamnations en perdent d'autant en puissance morale. ”
